Il avait cette faculté toute naturelle de concilier les inconciliables et d’agglomérer autour de lui toutes les bonnes âmes, entre autres, des écologistes, pour agir, faire le bien.

C’était un homme de paix, mais un homme d’action ; peu de bla-bla, mais de l’action.

C’est pour agir pour sa ville, Pointe-à-Pitre, qu’il aimait, qu’il est devenu Conseiller municipal à mes côtés en 2014. Mais ce n’était pas un politicien !

Tu étais la gentillesse personnifiée, Raymond. Je garde en mémoire ta promptitude à pacifier tous les conflits, ton calme, ta bienveillance et ton charisme...

Nous sommes orphelins d’un homme d’une grande bonté...

J’ai aussi gardé l’image vivante de notre dernier entretien, quand je suis allé le voir encore hospitalisé dans l’hexagone au début du mois de novembre et qu’il m’exprimait la joie que lui procurait ma visite, en ces termes : « J’ai dit à untel que tu viendrais me voir et il m’a répondu que tu n’aurais certainement pas le temps. Je lui ai alors rétorqué : An di ou Harry ké vin’ vwè mwen ! Et lui de conclure en me disant : Sa twè impowtan sa ou fè la. »

C’est dire l’Amour et la Confiance qui régnaient entre nous ! Nous avions tant de projets, tant de choses à faire à sa sortie de l’hôpital.

Mais tout s’est arrêté le 10 janvier 2018 ! Sans crier gare, tu nous a quittés, Raymond, pour “cette contrée ignorée dont nul ne revient”.

L’injustice de la mort ne s’évalue pas.

Retenons de cette tragédie, une leçon de vie : Il n’y a de sûr que l’instant présent! Profitons-en !

Carpe diem, disait Horace

Que ton âme repose en paix, Raymond

Harry Jawad DURIMEL

Carpe diem : locution latine extraite d'un poème d'Horace que l'on traduit littéralement en français par : « Cueille le jour présent sans te soucier du lendemain »

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