Mais je suis plutôt triste de constater qu’en Martinique, une quinzaine d’organisations se sont rassemblées en vue de la manifestation unitaire du 1er juin, alors que chez nous, nous ne sommes même pas allés au bout de l’idée.

Je dois avouer que j’ai moi même choisi la facilité de me retirer du noyau dirigeant du Collectif pour ne pas endurer la suspicion de récupération politique, qui commençait à se répandre, et pour m’être vite lassé des nombreuses absences aux réunions prévues par nous-mêmes et du peu de réactivité des uns et des autres.

Mais face à la gravité de la cause, je consens volontiers à donner encore de ma personne pour sensibiliser, expliquer et organiser la résistance car, en aucun cas, nous ne pouvons accepter de boire et manger la dose autorisée de chlordécone (LMR) et de mourir en silence. Non nou pé pa pwan sa !

Nos camarades de la Martinique aussi sont amers, ayant le sentiment de s’être associés à des lâcheurs, qui les abandonnent à la veille de la manifestation programmée ensemble pour samedi 1er juin.

Que pouvons nous faire pour relever le défi et crier ensemble ?

« Décontamination – Rimèd – Réparation »

Que ceux qui se sentent investis d’un devoir, d’un engagement entre nous et envers les sœurs et frères de la Martinique nous fassent savoir s’ils seraient d’accord pour qu’on se retrouve même pendant 1 heure à la gare routière de Bergevin de 9h à 10 heures samedi matin 1er juin, ne serait-ce que pour discuter de la suite à donner à notre Collectif ?

Que ceux qui ont d’autres idées, d’autres suggestions ou d’autres solutions de repli le fassent savoir par retour de ce message.

Bien cordialement,

Harry J. DURIMEL

Pointe-à-Pitre le 30/5/19