Clientélisme + Abstention, résultat on a : un Maire élu avec 3000 voix sur 13000 inscrits environ et une minorité de courtisans, entrainant la majorité silencieuse à la faillite.
D’où la lourde responsabilité qui pèse sur les pointois abstentionnistes de se mobiliser pour arrêter l’hémorragie, sauver la ville qu’on aime et changer la donne.
Ne nous contentons pas d’attendre, par facilité, que le Préfet ou le gouvernement fassent pour nous ce qui nous incombe : changer la gouvernance de cette ville qui se meurt, malgré ses riches potentialités.

Pas question de se réjouir du malheur des autres. Mais est-ce un malheur ? Pour l’instant, comme l’a dit si bien Jacques BANGOU, la Chambre régionale des comptes (CRC) n’a pas jugé sa personne, elle est juge des comptes publics, c’est-à- dire qu’elle contrôle ce que l’on fait de notre argent.

Ce que la CRC a dit et jugé, à maintes reprises, c’est que la gestion calamiteuse de cette municipalité mérite d’être sanctionnée. Quant au juge pénal, il ne tardera probablement pas à sanctionner les multiples infractions pénales faisant l’objet d’enquêtes en cours.

Donc faire croire à la population de Pointe-à-Pitre que ce sont les « libertés communales » qui seraient attaquées par l’Etat, à travers la personne du Maire, c’est lui mentir.

Bien au contraire, c’est un Etat bien trop complaisant qui a couvert depuis fort longtemps cette gabegie, en classant sans suite diverses affaires pénales, en pansant les plaies béantes par le financement massif de la Rénovation Urbaine et en tardant à appliquer la loi (article L2122-16 du Code générale des collectivités territoriales).

Que nous soyons contribuables où non imposables, nous pâtissons tous de la faillite et de la perte d’attractivité de notre ville. J’en appelle à l'unité des pointois pour bâtir une solution alternative vers une ville durable, reposant sur la démocratie participative. Il est temps de redonner la parole et l'initiative aux citoyens.

Harry DURIMEL
Conseiller municipal