Nous avons le droit de savoir qui nous empoisonne

Mis à jour : mai 31


C’est en vertu de ce droit que la plainte ci-dessous a été déposée dès février 2005 à mon initiative et sous mon impulsion par un collectif de 10 avocats guadeloupéens parmi les plus brillants et les plus audacieux du Barreau de la Guadeloupe afin que lumière soit faite sur le dossier des pesticides.


Extraits : Les organochlorés sont les molécules les plus rémanentes (après les organophosphorés) et en général les produits les plus dangereux et toxiques. La rémanence traduit la persistance du produit (caractérisé par sa matière active) dans l’environnement. Un pesticide à rémanence importante est donc difficilement dégradable par les processus tels que l’hydrolyse ou l’oxydation. Les pesticides les plus persistants sont généralement hydrophobes. Ils ne se dissolvent donc pas dans l’eau et s’accumulent dans le sol et les sédiments des rivières. On peut alors les retrouver dans le milieu naturel des dizaines d’années après leur épandage. Le chlordécone fait partie des organochlorés. En 1981, le Ministère chargé de l’agriculture accorde une autorisation de mise sur le marché à la spécialité Curlone contenant également 5 % de chlordécone. « Pendant près de 15 ans (interdiction définitive en septembre 1993 après trois années de dérogation pour les DOM), les bananeraies ont été traitées parfois plusieurs fois par an, à raison de 3 kg de substance active par hectare et par application ; au total près de 300 tonnes de substance active (soit 6 000 tonnes de Curlone) ont été vendues d’après les données commerciales de l’époque. »

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